Ronan O’Gara l’annonce : « Je pense que tout le monde va être un peu choqué ! »
Ronan O’Gara l’annonce : « Je pense que tout le monde va être un peu choqué ! »
Le jeudi 3 avril 2025 à 1:07 par David Demri
0 Commentaire
Publicité
Samedi, le Stade Rochelais accueillera le Munster au Stade Marcel-Deflandre dans le cadre d’un huitième de finale de la Champions Cup.
A l’approche de cette rencontre, le manager Rochelais Ronan O’Gara s’est confié via Sud-Ouest.
Dans un premier temps, il explique qu’il ne s’agira pas d’une semaine spéciale pour le Stade Rochelais étant donné la situation sportive dans laquelle se trouve le club. Extrait:
Non. Parce qu’avec tout ce qui se passe ces deux derniers mois, ce n’est pas une semaine pour s’amuser, prendre du plaisir, réfléchir, voir des mecs du Munster. C’est comme ça dans le rugby. Il y a des périodes où tout marche ; en ce moment, ça ne marche pas, et je ne suis pas un mec capable de déconnecter. Je vis 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 avec ma passion, et quand ça ne marche pas, c’est perturbant. Pour la famille, pour moi, mais j’ai aussi assez d’intelligence pour comprendre que dans ce métier, c’est comme ça. Quand il y a un orage, tu ne sors pas à l’extérieur (sourire). C’est un peu ma vision des choses.
Il confirme que 2 000 supporters du Munster effectueront le déplacement à La Rochelle. Extrait:
2 000, c’est le chiffre officiel. J’ai essayé de prévenir le club à propos de la Red Army (le surnom des supporters de la franchise du Munster, NDLR), mais je pense que tout le monde va être un peu choqué par leur mentalité, leur façon de voyager. Ce sera une première pour eux, un week-end extraordinaire. Ils ont toujours fait ça depuis… Je pense que la première fois, c’était en 2000, à Bordeaux, quand on a battu Toulouse en demi-finale (25-31, NDLR). L’histoire a commencé là-bas, et ça ne s’est pas arrêté. C’est exceptionnel.
Il l’affirme : de nombreux supporters se déplaceront sans même avoir de billet. Extrait:
L’Irlande est un petit pays, mais il y a 10 fois sa population qui habite à l’extérieur : il y a des Irlandais partout dans le monde, surtout en Europe. Le point de rendez-vous pour eux ce week-end, c’est à La Rochelle. Billets ou sans billet, ils vont être là, avec une ambiance… Je ne sais pas comment ils vont réussir à les garder à l’extérieur, parce qu’ils vont attendre, attendre, attendre, et s’il y a une petite fenêtre, ou un trou, ils vont entrer dans le stade (rires).
Il raconte la folie des supporters du Munster. Extrait:
C’est le seul club pour lequel j’ai joué, j’ai des souvenirs hyper forts en tant que joueur. Il y a un énorme respect entre les supporters et moi. Quand j’étais en bas, en tant que joueur, ils m’ont aidé à revenir, à regagner confiance. J’étais nul pendant la Coupe du monde en 2007, pas bien du tout mentalement, et je me souviens du premier match (qui a suivi le Mondial, NDLR), c’était en amical à Musgrave Park (à Cork, NDLR).
C’était un match qui ne comptait pas mais je n’étais pas bien et ils étaient tous là avant le match. Quand je suis sorti pour l’échauffement, une heure avant, ils m’ont tous applaudi. C’est resté en moi à vie : quand tu es dans un moment faible, ils sont là. Un peu comme les supporters rochelais actuellement, après les choses qu’on a faites ensemble ces dernières quatre ou cinq années. J’en ai vu des centaines en tribunes à Clermont, je suis très fier de voir ça, ça me touche beaucoup. J’espère que je suis capable de faire basculer les performances négatives vers des positives.
Il conclut. Extrait:
J’ai laissé ma trace là-bas, je vais laisser ma trace ici, il y a deux équipes qui vont s’affronter… J’ai adoré le Munster par le passé, maintenant, j’adore La Rochelle. J’ai donné mon âme ici, les joueurs aussi. N’oubliez pas ça. Même si c’est une période difficile, c’est trop facile et trop imprécis de dire que c’est fini. Ce n’est pas du tout fini ici, je vous le promets. Et c’est moi qui vais essayer de montrer ça le premier ce week-end.
Publicité
0 Commentaire