Lewis Ludlam : « Je n’avais jamais connu cela, et honnêtement, j’ai eu besoin d’un petit temps d’adaptation »

Lewis Ludlam : « Je n’avais jamais connu cela, et honnêtement, j’ai eu besoin d’un petit temps d’adaptation »

Le jeudi 3 avril 2025 à 1:25 par David Demri

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Arrivé à Toulon l’été dernier en provenance de Northampton, le troisième ligne Lewis Ludlam se plait énormément au Rugby Club Toulonnais.

Interrogé via Midi Olympique, ce-dernier a expliqué prendre beaucoup de plaisir à jouer en France.

Il explique pourquoi. Extrait:

J’ai énormément appris sur l’attaque. Ici, vous aimez le rugby déstructuré. Vous cultivez cette forme de rugby, même aux entraînements. En Angleterre, tout est structuré et calculé. Vous savez où vous devez être à chaque instant de la partie. Ici, le staff nous challenge sur le fait de vite réagir et de s’adapter en conséquence à ce que l’on a face à nous.

Je n’avais jamais connu cela, et honnêtement, j’ai eu besoin d’un petit temps d’adaptation. Ce rugby rend aussi la défense plus difficile, parce que vous avez des difficultés à lire ce que fait l’équipe adverse. C’est un rugby imprévisible, qui apprend aux étrangers une autre facette de ce jeu. J’apprends beaucoup. Maintenant, Pierre le dit aussi, nous apportons aussi beaucoup au rugby français.

J’aime ce mélange de culture. J’aime cette forme de rugby, parce que je pense que je le pratiquais déjà à Northampton. À l’extérieur, nous étions probablement l’équipe la plus française du championnat (rires). Nous aimions jouer au large et avec du volume même si à l’intérieur de tout cela, je me rends compte maintenant que tout était, à vrai dire, bien structuré !

En fait, j’aime cette liberté accordée aux joueurs sur le terrain. On se sent acteur du jeu, et pas seulement une forme de robot qui répète des schémas. En revanche, ça demande une réactivité de tous les instants et d’être en forme. Ici, on fait marcher notre cerveau sur le moment de l’action.

Il affirme également prendre beaucoup de plaisir dans la vie de tous les jours. Extrait:

C’est un bonheur au quotidien. C’est aussi simple que cela. Je pense à ma famille, à ma petite fille qui vient de naître. C’est un privilège qu’elle grandisse en France, et nous, avec ma compagne, nous grandissons en tant qu’humain. Northampton restera ma maison pour toujours, mais ce n’est pas comme ici.

Ici, je termine l’entraînement, le temps est merveilleux et j’emmène ma fille à la plage. Je lui montre plein de choses que la vie nous offre. Ce n’est encore qu’un bébé, mais son corps se souviendra toujours de ce bon temps, ici, en France. C’est une richesse inestimable d’offrir cela à un enfant.

Je challenge mon cerveau. Lorsque vous vivez de nouvelles expériences dans la vie, je pense que, parfois, dans votre tête, cela semble parfois différent de ce que c’est en réalité. En prenant une photo, en la retouchant un peu, on donne, à ce moment précis, une chaleur particulière et une expérience unique. Pour moi, mon réseau social est le livre de ma vie. Dans quelques années, je sais que je vais prendre du plaisir à me remémorer ces bons moments de vie. Enfin, c’est une forme d’échappatoire.

Le rugby est une grande partie de notre vie, mais il est rude. C’est un sport intense, encore plus quand on joue en Top 14. Parfois, je sors dans la rue, je prends mon appareil et je me détends en prenant des photos. Quand je prends une photo, je ne pense qu’à ça. Mon esprit s’évade, je ressens une forme de bonheur.

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6 Commentaires

  1. Degun des basses alpes 3 avril 2025 at 03h- Répondre

    Bravo. Bien dans sa tête, bien dans son maillot; aller, apporte nous un (ou deux) titre
    Comme beaucoup de britanniques, ils adorent « la rade », reste à mouiller le maillot. Ce qu’il fait bien jusqu’à présent.
    Par ce que.

    J'aime 19
    • gabriel83500 3 avril 2025 at 09h- Répondre

      Ils sont façonnés comme des diamants bruts, à la dure, au froid, la boue, la pluie, le brouillard, la mer marron et grise, la discipline robotique, et quand ils viennent ici notre passion, notre ferveur, notre SOLEIL, les fait briller de mil éclats.

      Ils aiment ça et nous aussi !!

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  2. GéGé 3 avril 2025 at 06h- Répondre

    super mec

    J'aime 16
    J'aime pas 1
  3. guizmo 3 avril 2025 at 06h- Répondre

    Les anglais qui viennent à Toulon me font très peur. Ils arrivent avec leur pragmatisme et leur froideur et ils repartent tout en chaleur et philosophe…

    J'aime 18
    J'aime pas 1
  4. Cyrioul 3 avril 2025 at 08h- Répondre

    HS: le 03/04 à 8h30 reste 50 places pour RCT Sarries, on se dirige vers un guichet fermé!

  5. JANIS 3 avril 2025 at 11h- Répondre

    c’est beau, presque un poème venant d’une tête bien faite.
    Le joueur va s’affirmer de plus en plus