Le SU Agen pourrait déposer le bilan : Explications !
Le SU Agen pourrait déposer le bilan : Explications !
Le vendredi 28 février 2025 à 9:17 par David Demri
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Le SU Agen traverse une grosse crise sur le plan sportif.
Les Agenais enchainent les défaites et se battent actuellement pour leur maintien en Pro D2.
Ce vendredi soir, ils accueilleront Valence-Romans à Armandie.
Interrogé via La Dépêche à l’approche de cette rencontre, le président du SUA, Jean-François Fonteneau s’est confié sans langue de bois sur cette crise. Extrait:
Je ne me l’explique pas. Je ne suis pas du tout dans la situation sportive. Ce qui est certain, c’est que cela ne marche pas. On peut expliquer tout ce qu’on veut… Mais à un certain moment, je pense qu’il faut aussi que les joueurs se prennent en main, se comportent collectivement, ne ratent pas systématiquement toutes les occasions que nous avons de pouvoir nous mettre en position favorable. Il faut qu’il y ait une prise de conscience.
Il se dit très en colère suite à la défaite concédée contre Aurillac. Extrait:
Je suis encore plus en colère. Je préfère garder mon calme et mon sang-froid. On va le voir de toute façon. Évidemment, il faut que cette équipe ait la capacité de réussir ce match ce vendredi, qui est un match capital, évidemment. Il y a deux matchs capitaux qui arrivent, dont le premier en particulier. C’est le fait de ne pas avoir de continuité, d’engagement, d’efforts et d’être en réaction. Il y a un problème de régularité.
Selon lui, ses joueurs sont conscients de la situation catastrophique du club sur le plan sportif, mais ils savent qu’en cas de relégation, ils trouveront un autre challenge sportif. Extrait:
Je ne sais pas. Superficiellement, sûrement oui. Mais les joueurs qui sont là aujourd’hui, demain ils sont ailleurs, c’est fini. L’attachement au territoire, au logo, à l’histoire, aujourd’hui, 70 % des joueurs s’en foutent. Ils sont payés pour jouer, donc il faut qu’ils respectent leur salaire. C’est le premier problème. Mais il faut accepter qu’aujourd’hui, le joueur a sa carrière, il se projette, il est là deux ans dans un club, après il s’en va. On a quelques joueurs qui sont évidemment issus du cru historique, mais malheureusement, c’est fini. Il faut qu’ils soient conscients qu’aujourd’hui, ils doivent respecter leurs contrats et leurs engagements, que ce soit eux ou le staff.
Selon lui, le match de ce vendredi soir est véritablement un match pour le maintien. Extrait:
C’est un match de maintien. On en a deux ou trois. Celui-ci, c’est le premier. Une cartouche très importante contre un concurrent direct, une équipe qui est extrêmement valeureuse, qui joue bien au rugby, qui ne lâche rien, et qui aujourd’hui, dans l’état d’esprit, est à des années-lumière de notre état d’esprit.
Il l’affirme : en cas de relégation du SU Agen, le club déposera le bilan. Extrait:
Si on descend, c’est en gros 2 ou 2,5 millions d’euros de partenariats perdus. Avec une situation que je porte avec certains, mais en particulier moi à bout de bras, c’est le dépôt de bilan. Il faut être réaliste. Je ne vais pas mettre cinq millions d’euros dans la machine. Donc le constat, il est implacable.
Il espère que ses joueurs sauront redresser la barre. Extrait:
Si tu te sors de cette situation, et si tu as ces quelques matchs qui vont être très durs, des matchs de référence, oui, cela peut être fondateur. J’en suis convaincu. Il faudrait effectivement une prise de conscience collective. Il faut qu’elle soit importante. Mais il faut aussi pouvoir gérer un groupe à manager au quotidien. Cela demande aussi des approches, de la rigueur, de l’exigence, bien sûr, mais aussi être sûr avec les mecs. Parce que cela reste des hommes, cela reste des joueurs qui ont besoin d’être tout à fait challengés. C’est comme cela. C’est un sport de combat.
Pour conclure, il réagit aux critiques dont il est victime. Extrait:
Est-ce que tu imagines que moi, je suis critiqué alors que je paye, que je mets en place ? Autour de moi sont censés être, globalement, des gens compétents. Ils sont entourés de joueurs qui, aussi, potentiellement, ont la capacité d’être à un autre niveau que celui qu’ils nous ont montré depuis le début de la saison. C’est une frustration terrible. On le sait, tu gagnes, tu es le meilleur, tu perds, tu es mauvais, tu es le chef des trompettes. Mais bon, on le sait, je le sais.
Franchement, ce sont des critiques qui sont compliquées à vivre. C’est évident. On est mal. Je serai manager ou entraîneur, je pourrai, éventuellement, me retrouver critiqué. C’est normal, on joue. Nous, on ne fait que payer, essayer d’organiser les choses du mieux possible, pouvoir rassurer nos partenaires, l’environnement… Et se donner des moyens de se préparer dans des conditions les plus satisfaisantes possibles.
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Dans les années 80 Agen était notre meilleur ennemi un peu comme Clermont dans les années 2010. Nous avons discuté contre eux des matchs intenses et mémorables chacun avec une culture diamétralement opposée une philosophie de jeux qui ne l’était pas moins . C’était un grand club avec une vraie personnalité et très représentatif de son terroir. Je souhaite sincèrement à ce club de se maintenir et de retrouver son lustre d’antant. Ses supporters le méritent.
* disputé .