Jean-Baptiste Gros avoue avoir énormément douté : « Est-ce que je ne perds pas mon temps ? Est-ce que ça va passer ? »
Jean-Baptiste Gros avoue avoir énormément douté : « Est-ce que je ne perds pas mon temps ? Est-ce que ça va passer ? »
Le jeudi 3 avril 2025 à 9:15 par David Demri
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Le pilier gauche du Rugby Club Toulonnais, Jean-Baptiste Gros s’est longuement confié via Midi Olympique.
Ce-dernier a notamment tenté d’expliquer sa bonne forme du moment autant avec le XV de France lors du Tournoi des Six-Nations qu’avec le Rugby Club Toulonnais. Extrait:
Je crois que c’est assez simple : cela faisait deux ans que je ne jouais pas. Des bouts de saison, un match par-ci par-là, je revenais puis j’enchaînais blessure sur blessure. Des petits pépins, des blessures plus sérieuses, encore des petits pépins. Je n’arrivais pas vraiment à trouver de rythme. Je me suis posé beaucoup de questions. Ma forme actuelle vient de là, l’envie de rejouer, d’enchaîner les matchs, surtout, et de prendre du plaisir en jouant au rugby. Une carrière, c’est tellement court que si je ne prends pas de plaisir maintenant, je ne sais pas si j’en prendrai plus tard.
Il avoue avoir énormément douté ces derniers temps. Extrait:
Quand ça fait deux ans que tu es enfermé chez toi, que tu fais des allers-retours entre la préparation physique, un peu de matchs de temps en temps et être à la maison tous les week-ends à regarder la télé, à force, tu te poses des questions. Tu te dis : « Est-ce que je ne perds pas mon temps ? Est-ce que ça va passer ? »
Cela fait deux ans que je dois faire des saisons à quinze matchs maximum, ça m’a beaucoup travaillé. Ça m’a permis de réfléchir et de me concentrer sur ce que je voulais vraiment. J’étais conscient qu’il fallait faire des efforts sur certaines choses. Travailler davantage, être plus sérieux, plus concentré sur le rugby.
Il fait son mea culpa et explique ne pas avoir toujours fait ce qu’il fallait. Extrait
Je n’ai peut-être pas fait les efforts par le passé, c’est vrai. Je pensais que ça allait se faire naturellement. J’ai toujours eu cette capacité à rester en forme sans faire trop d’efforts mais en enchaînant les blessures, j’ai remarqué qu’il devenait difficile de se maintenir à un bon niveau quand on ne joue pas. Après un match, c’est facile de se lâcher un peu, de manger un peu plus, d’aller boire un coup avec les copains.
Tous ces changements de vie sont peut-être en train de payer. Après, il y a encore du boulot. (Il marque une longue pause). Pour être sincère, je ne me voyais pas passer à côté de quelque chose pour des bêtises de gamins. Quand tu perds deux ans, tu cogites beaucoup.
Il pense désormais avoir bien avancé. Extrait:
Quand tu enchaînes beaucoup de matchs et d’un coup, tu as l’impression que tu moulines un peu, que ça n’avance plus, c’est une sensation étrange. Pour un pilier, j’ai beaucoup joué dès mes 20 ans et là, je tournais un peu en rond. Ça m’a permis de réfléchir. C’est peut-être un mal pour un bien. Je crois avoir avancé. Même si j’avais déjà été prévenu par le passé, ça me sert de leçon. Je suis jeune, j’apprends, on est là pour ça. Dans la vie, on ne sait pas tout. Parfois, les erreurs permettent d’avancer.
Il est d’ailleurs conscient d’avoir totalement manqué la Coupe du monde de 2023. Extrait:
Il y a des choses qui font réfléchir, vous savez. Je suis complètement passé à côté de la Coupe du monde en France, je le sais. Je n’étais pas au niveau. Je ne dirais pas que je m’en veux mais je trouve ça bête. Maintenant, comme je l’ai dit, ce sont des erreurs de jeunesse, sans doute, mais ça me permet d’avancer. Je ne remets pas tout en question. Tu n’as pas conscience que ça ne va pas forcément mais après coup, tu te dis que ça n’allait vraiment pas. Le fait de me concentrer à fond sur le rugby, de me fixer des objectifs, ça m’a permis d’avancer.
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Meilleur pilier gauche français du moment et parmi les meilleurs mondiaux, sans aucun doute.