Fabrice Landreau analyse le quart de finale à venir contre le Munster
Fabrice Landreau analyse le quart de finale à venir contre le Munster
Le vendredi 30 mars 2018 à 16:46 par David Demri
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L’année dernière à pareille époque, Fabrice Landreau réalisait un stage d’une semaine au Munster en compagnie de Fabien Galthié.
Ce week-end, c’est pour un quart de finale de Coupe d’Europe avec le Rugby Club Toulonnais que Fabrice Landreau y retourne.
Interrogé dans les colonnes du quotidien Var-matin, le technicien Toulonnais est revenu sur ce stage au Munster, en avril 2017. Extrait:
« J’y avais noué des contacts avec Erasmus et Paul O’Connell. Le Munster est une institution en Irlande. Ils avaient fait une très bonne saison, puisqu’ils avaient perdu en finale du Pro 14 et qu’ils avaient fait un quart de finale de coupe d’Europe. C’était intéressant au niveau des échanges… J’avais déjà fait un stage d’une semaine, il y a quatre ans avec Grenoble, à Limerick. On avait fait un match amical contre le Munster. On s’était entraîné dans les installations du Munster à l’université de Limerick. Je connais très bien les sites. »
Il précise à quel point la ferveur y est énorme. Extrait:
« La ferveur populaire y est incroyable. Quand tu prononces le nom Red Army, tu comprends pourquoi toute une région ne vit que pour son équipe. Ça vibre chaque jour dans les rues, un peu à l’image de Toulon et de la région du Var. Le rugby, là-bas, est une vraie religion, et ils maintiennent cet état d’esprit. On ressent vraiment ça et on se dit que la manière dont ils jouent correspond un peu à l’atmosphère au quotidien des Irlandais du Shannon. Ce sont des combattants, effectivement. Depuis deux ans, ils ont aussi eu des facilités pour s’entraîner, mais il y a encore deux ans, ils avaient deux sites d’entraînement séparés d’une centaine de kilomètres. Ils faisaient des allers-retours. Le mardi, ils s’entraînaient à Cork et le jeudi à Limerick, et les joueurs étaient baladés entre ces centres. Depuis un an, grâce à des mécènes et à la région, le club a construit un complexe dédié aux Munstermen à l’intérieur de l’université: ça s’appelle « la Munstermen factory »…
Fabrice Landreau explique également que depuis quelques années, le Munster rencontre davantage de difficultés, comparément aux années 2000. Extrait:
« Il y a dix ans, ils dominaient tout, à partir des années 2000. Aujourd’hui, ils ont un peu de mal à engager de très grosses pointures. Un des derniers joueurs de très gros calibre était Doug Howlett. »
Pour conclure, Fabrice Landeau tient à surligner le gros danger que représente le demi-de-mêlée Conor Murray. Extrait:
« On les a étudiés. On connaît bien leur jeu. Par rapport aux matches de l’année dernière, on voit qu’ils n’ont pas ou peu changé de système de jeu. Quand Erasmus est retourné en Afrique du Sud, il a mis un de ses copains à la tête de l’équipe. Ils ont gardé les mêmes principes de jeu, la même philosophie. C’est du copié-collé de ce qu’ils faisaient l’an dernier… Leur jeu est toujours basé sur l’occupation et la pression au pied de Conor Murray. C’est celui qu’il va falloir contrôler. Il fait gagner les matches quasiment seul, par la pression au pied qu’il peut mettre sur l’adversaire. C’est vraiment la pièce maîtresse de cette équipe. »
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