Emmanuel Meafou est-il vraiment remis de son infection ? Il répond sans langue de bois !

Emmanuel Meafou est-il vraiment remis de son infection ? Il répond sans langue de bois !

Le samedi 5 avril 2025 à 1:26 par David Demri

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Ce dimanche 7 avril, Toulouse entre dans la phase décisive de sa saison avec un huitième de finale de Champions Cup à domicile face aux Anglais de Sale (coup d’envoi à 16h).

Et pour ce rendez-vous à élimination directe, les Rouge et Noir enregistrent un retour de poids, au sens propre comme au figuré : celui d’Emmanuel Meafou, enfin titulaire après deux mois d’absence.

À 26 ans, le deuxième ligne international français revient de loin. Victime d’une infection pulmonaire au cours du Tournoi des Six Nations, il avait été contraint à une hospitalisation d’une semaine après la défaite face à l’Angleterre, marquée par la découverte d’un « trou de cinq centimètres de diamètre » dans un de ses poumons, selon les confidences de sa compagne à L’Équipe.

Depuis, Meafou a repris progressivement la compétition, avec trois entrées en jeu, dont la dernière contre Pau le week-end dernier.

« C’est réglé », rassure le joueur, qui admet cependant qu’il n’est pas encore au sommet de sa forme. « J’ai encore besoin de jouer », confie-t-il, heureux de retrouver du temps de jeu dans une période charnière de la saison : « Cela fait du bien. Avec cette fin de saison, il y a des matchs à enchaîner. »

Un nouveau statut à assumer

Depuis son intégration au XV de France pendant le dernier Tournoi, Meafou a changé de dimension. Un tournant que souligne son manager Ugo Mola :

« Il est un petit peu moins exposé mais il vit une nouvelle vie puisque le fait d’être international le met dans un autre registre. ‘‘Manny’’ a réellement changé de statut donc il faut qu’il assume ces allers-retours, cette pression de match de haut niveau international qui te demande aussi beaucoup d’énergie dans ton environnement, dans les déplacements. »

Conscient du rythme exigeant auquel il est désormais confronté, le staff toulousain a pris soin de le ménager après le Tournoi. « Il avait besoin de couper », souligne Mola, évoquant aussi les trois semaines d’indisponibilité liées à l’épisode infectieux. Mais Meafou, naturalisé français – un choix qui « n’est pas anodin » selon son entraîneur – sait qu’il doit continuer à faire ses preuves.

« Ce n’est pas facile de garder ce maillot de N.5, il faut donc que je bosse et que je continue d’aller le chercher », affirme-t-il.

La concurrence est bien réelle, avec des profils comme Guillard, Tuilagi ou Taofifenua en embuscade. Et cette rareté évoquée par Mola – « il y en a peu, des profils comme le sien » – ne doit pas rimer avec confort.

« Cette rareté, il faut la préserver mais ça l’appelle aussi à faire des efforts différents, nouveaux. À prendre également conscience du contexte, de ce qu’il représente dans celui du Stade Toulousain mais aussi au niveau international. »

L’heure de briller en phases finales

Privé des dernières phases finales du Top 14 à cause d’une déchirure aux ischio-jambiers survenue en finale de Champions Cup contre le Leinster, Meafou n’a pas l’intention de revivre cette frustration. Si son corps le lui permet, il veut être de tous les rendez-vous majeurs, à commencer par celui de ce week-end, au Stadium municipal, théâtre de la demi-finale explosive remportée contre les Harlequins au printemps dernier.

« Le stade était plein et l’ambiance, c’était la folie. On est très contents de jouer dans ce stade avec plus de supporters et plus de bruit », se réjouit-il.

Et face à la puissante équipe de Sale, connue pour sa rudesse dans les rucks et les mêlées, les 2,03 m et 143 kg du colosse toulousain seront des atouts précieux. Son retour, à lui seul, pourrait bien faire monter le volume.

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